Dylan James

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Dylan

Photo © Rebecca James 2018

Dylan James est un « enfant des parquets », de cette génération qui a grandi au milieu des rondes, au coeur des fest-noz Morbihannais sans prendre la mesure de ce qui se tramait autour de lui. Même si ses deux parents sont musicien.ne.s passionné.es par les musiques d’Irlande et de Bretagne - et du Pays-de galles de son père l’accordéoniste-chanteur Mike James, la musique est venue par hasard, adolescent. Et c’est par des ami.es qu’il va s’initier à la basse électrique et au fest-noz, qui sera sa première école de musique, celle de l’oralité, du rapport à la danse, une école d’auto-didacte aussi. Après des stages marquants à Ti Kendalc’h avec Ronan Pellen et des premiers enregistrements avec son père, ce sont les études d’anthropologie à l’étranger après lesquelles le retour en Bretagne sonne le début des aventures musicales, et des amours avec la contrebasse. Tout en passant un an et demi en tant que coordinateur pédagogique de l’association la Bouèze, il entre dans le troisième collectif Kreiz Breizh Akademi dont il sera diplômé « musicien des musiques modales » et grâce auquel il se professionnalise ensuite.

Il forme le groupe An Tri Dipop autour du répertoire vannetais d’Anjela Lorho-Pasco, le trio swing-gavotte de Thomas Moisson qui mènera à la création Américano-bretonne Glaz Road. Il essaie le conservatoire de jazz pendant quelques années mais ça ne lui réussi pas trop, mais fera de nombreuses formations marquantes autour de l’improvisation, la contrebasse et les musiques traditionnelles avec Hélène Labarrière, Camel Zekri, Ross Daly, François Corneloup, Ronan Courty… En parallèle du fest-noz, il mène de nombreuses explorations en chanson bretonne (Skaramaka), chanson à texte francophone et anglophone (L’oézé avec Anne-Gaëlle Normand, Vince Lahay) en improvisation (Luge, Thomas James Folks), tout en multipliant les collaborations ponctuelles qui le rendront un peu schizophrène ! (Nefertiti in the kitchen, Amzer avec Yann-Franch Kemener, McDonnell trio, Heikki Bougault & Calum Stewart, Timothée Le Net, Imosima, Ormuz…). Il participera à de nombreuses créations comme Afro-Breizh, le Yoann Nedeleg Noz project dans lequel il explore la place du Uileann pipes dans le fest-noz, ou avec le chanteur collecteur de la Roche-Bernard Hervé Dréan avec lequel il collabore dans « Personne ne danse que les amoureux » et encore aujourd’hui dans sa deuxième création « La Mareuille ».

Le chant s’immisce dans sa pratique, il deviendra le chanteur du collectif brass-rock Moger avec lequel il compose et écrit des textes jusqu’à ce jour, en passant par une création autour du poète gallois Dylan Thomas (the colour of saying) jusqu’à aujourd’hui prêter sa voix à la musique du guitariste de jazz rennais Paul Andrzejewski. À une période où il se pose la question de sa pratique dans les musiques traditionnelles, il fera la rencontre marquante d’Emmanuelle Bouthillier, qui l’encouragera à la pratique du chant traditionnel francophone, et avec qui il formera le groupe l’abrasive qui lie musiques improvisées et musique et chants de Haute-Bretagne, puis le trio de bal de Haute-Bretagne Planchée.

Une invitation à partager et s’approprier la matière à la contrebasse, l’occasion d’explorer un geste personnel étroitement en lien avec la pratique des violoneux, et les possibilités qu’offre son instrument, fruits de la découverte de la préparation d’instrument avec Eric Thomas puis Ronan Courty. Il met en pratique cette boite à outil dans le quartet Cause Kozh qui explore spécifiquement le répertoire Fisel, en solo, et avec son père en duo, avec qui il se forme aujourd’hui dans le répertoire chanté et instrumental des îles britanniques et d’Irlande… mais où vient souvent s’immiscer un chant de Haute-Bretagne.

  • Dernière modification: il y a 13 jours
  • par Daniel Deveaux