Le Jâze ès Galèzes
… ou des gallois balèzes
RONAN LE GOURIEREC & L’orchestre des balèzes ou « équipe a »
Pour tous les instruments (groupe + avancé)
Apprentissage oral de thèmes dédiés à la danse, arrangement et travail sur les nuances, jeu sur les associations de timbres d’instruments. Travail d’écoute des autres, de placement personnel par rapport à l’orchestre (se mettre en avant ou en retrait) tout en laissant des plages libres afin que tous celles et ceux qui le souhaitent puissent improviser. Apprentissage des pas de danse. Les phrasés, les unissons, la posture, les respirations… ainsi que l’énergie seront abordés au cours de ce stage.
DYLAN JAMES & L’orchestre des gallois à l’aise ou « équipe b »
Pour tous les instruments et voix (groupe + débutant)
Découverte/travail oral sur le répertoire dansé ou chanté de Haute-Bretagne, s’amuser autour, inventer dedans, découvrir différentes façons de mettre en son collectif, adapter à l’instrumentarium, comment partager ses goûts avec ceux des autres, et comment improviser peut être une vraie source de créativité… ou comment les sources peuvent générer de vraies improvisations. Mais aussi l’assise rythmique en groupe, le tempo et l’écoute des mélodistes. Nous nous baserons régulièrement sur le chant et la danse.
Si possible penser à des options d’instruments pour être mobiles (exemple melodica ou accordéon chromatique touche piano pour les clavieristes), en + de vos instruments de prédilections. Multi-instruments bienvenus !
Vous n’êtes pas familiés avec le terroir gallo ? Vous découvrirez votre gallois intérieur ! (humour privé à l’initiative de l’intervenant)
Pour la fluidité des stagiaires nous serons le « 2ème groupe », mais nous partagerons de nombreux axes de travail avec le « 1er groupe ». Et qui sait un morceau en commun !
Chaque personne pourra travailler à son niveau.
Il est demandé un minimum d’1 an de pratique assidue à l’instrument (ou 3 années, 43 jours, 3 heures et 13 minutes de pratique un peu laxiste) et surtout un minimum de motivation à aborder la matière proposée de façon collective !
Matériel et conditions pratiques
- votre (vos) instruments préférés (merci de signaler ce choix dans le message à l’animateur)
- de quoi noter et enregistrer
Enseignants : Dylan James et Ronan Le Gouriérec
Dylan James

Dylan James est un « enfant des parquets », de cette génération qui a grandi au milieu des rondes, au coeur des fest-noz Morbihannais sans prendre la mesure de ce qui se tramait autour de lui. Même si ses deux parents sont musicien.ne.s passionné.es par les musiques d’Irlande et de Bretagne – et du Pays-de galles de son père l’accordéoniste-chanteur Mike James, la musique est venue par hasard, adolescent. Et c’est par des ami.es qu’il va s’initier à la basse électrique et au fest-noz, qui sera sa première école de musique, celle de l’oralité, du rapport à la danse, une école d’auto-didacte aussi.
Après des stages marquants à Ti Kendalc’h avec Ronan Pellen et des premiers enregistrements avec son père, ce sont les études d’anthropologie à l’étranger après lesquelles le retour en Bretagne sonne le début des aventures musicales, et des amours avec la contrebasse.
Tout en passant un an et demi en tant que coordinateur pédagogique de l’association la Bouèze, il entre dans le troisième collectif Kreiz Breizh Akademi dont il sera diplômé « musicien des musiques modales » et grâce auquel il se professionnalise ensuite.
Il forme le groupe An Tri Dipop autour du répertoire vannetais d’Anjela Lorho-Pasco, le trio swing-gavotte de Thomas Moisson qui mènera à la création Américano-bretonne Glaz Road.
Il essaie le conservatoire de jazz pendant quelques années mais ça ne lui réussi pas trop, mais fera de nombreuses formations marquantes autour de l’improvisation, la contrebasse et les musiques traditionnelles avec Hélène Labarrière, Camel Zekri, Ross Daly, François Corneloup, Ronan Courty, Sarah Murcia…
En parallèle du fest-noz, il mène de nombreuses explorations en chanson bretonne (Skaramaka), chanson à texte francophone et anglophone (L’oézé avec Anne-Gaëlle Normand, Vince Lahay) en improvisation (Luge, Thomas James Folks), tout en multipliant les collaborations ponctuelles qui le rendront un peu schizophrène ! (Caroline, Laura Perrudin, l’ARFI, Nefertiti in the kitchen, Amzer avec Yann-Franch Kemener puis Annie Ebrel, McDonnell trio, Heikki Bougault & Calum Stewart, Timothée Le Net, Ormuz, Spontus, Mickael Vidal, A boz, Skeeq…).
Il participera à de nombreuses créations comme Afro-Breizh, le Yoann Nedeleg Noz project dans lequel il explore la place du Uileann pipes dans le fest-noz, ou avec le chanteur collecteur de la Roche-Bernard Hervé Dréan avec lequel il collabore dans « Personne ne danse que les amoureux » et « La Mareuille ».
Le chant s’immisce dans sa pratique, il deviendra le chanteur du collectif Moger (Musiques Têtues) avec lequel il compose et écrit des textes jusqu’à ce jour, en passant par une création autour du poète gallois Dylan Thomas (the colour of saying) jusqu’à aujourd’hui prêter sa voix à la musique du guitariste de jazz rennais Paul Andrzejewski dans le trio « Sisters’ letters ».
À une période où il se pose la question de sa pratique dans les musiques traditionnelles, il fera la rencontre marquante d’Emmanuelle Bouthillier, qui l’encouragera à la pratique du chant traditionnel francophone, et avec qui il formera le duo L’abrasive qui lie musiques improvisées et musique et chants de Haute-Bretagne, puis le trio de bal de Haute-Bretagne Planchée.
Une invitation à partager et s’approprier la matière à la contrebasse, l’occasion d’explorer un geste personnel étroitement en lien avec la pratique des violoneux, et les possibilités qu’offre son instrument, fruits de la découverte de la préparation d’instrument avec Eric Thomas puis Ronan Courty.
Il met en pratique cette boite à outil dans le groupe Segal, Les ombres de la bête (avec le joueur de veuze François Robin), en solo, et avec son père en duo, avec qui il se forme aujourd’hui dans le répertoire chanté et instrumental des îles britanniques et d’Irlande… mais où vient souvent s’immiscer un chant ou un air de Haute-Bretagne. Et même parfois un harmonica…
Ronan Le Gouriérec

Apprentissage urbain de musique rurale
Lors de son apprentissage musical à l’Ecole Nationale de Musique de Saint-Nazaire de 1979 à 1991 pratique le solfège et la bombarde avec notamment Jean-Louis Amisse, qui lui a fait découvrir d’autres esthétiques ; il s’intéresse très vite à la bombarde chromatique qu’il développe avec ses luthiers Hervieux et Glet.
Il intègre le Bagad de La Baule en 1982 puis le Bagad de Saint-Nazaire en 1988. Sans délaisser le répertoire traditionnel en couple, il s’intéresse aussi à d’autres univers comme le blues, le jazz, certaine musiques classiques qui lui ouvrent de nouvelles techniques et remplace son professeur Jean-Louis dans un groupe de Jazz Rock (Govanig) où il découvre, la basse, la guitare, les boeufs et l’improvisation. Deux noms se dégageront de ses explorations : Frank Zappa et John Coltrane, ….
La Bombarde en Fanfare
Ronan commence sa vie de musicien professionnel, non pas en fest-noz, mais en concert avec L’Occidentale de Fanfare et Les Trompettes du Mozambique. Sa rencontre avec Francis Mounier sera le déclencheur de l’apprentissage du saxophone baryton ; ils ont participé à quatre groupes ensemble : L’Occidentale de Fanfare, Les Frères Goa-Tech, Le Baryton C’est Mieux et Le Choc Des Electrons Libres. D’autres rencontres vont bien « chambouler » l’univers de Ronan comme Bernard Lubat, Jean-Luc Cappozzo lors de la rencontre avec Les Niou Bardophones ainsi que tous les musiciens africains, comme Doudou N’Diaye Rose et les musiciens nigériens de Makida Palabre (Yacouba, Harouna, Housseini…). Ses deux séjours avec Makida Palabre en Afrique de l’Ouest lui retourneront bien la tête, bien « à l’envers ».
Aujourd’hui, on le retrouve dans BivOAc et sa formule « 4 étoiles » (avec section rythmique), Les Allumés du Chalumeau, le Trio NRV, le Collectif Jeu à La Nantaise, Les Trompettes du Mozambique, Les Niou Bardophones et invité par Ganga Mix.
Depuis toujours, Ronan est demandé pour des ateliers, des stages d’improvisations, du travail de répertoire, de l’accompagnement et de la direction artistique.
Il a un nombre impressionnant de références scéniques, dans de nombreux styles musicaux
… sans oublier de nombreux concerts chez l’habitant, ces espaces de liberté.


